L' alimentation émotionnelle, c'est quoi ?​

L’alimentation émotionnelle est un mot utilisé par les professionnels, mais pas forcément utilisé comme tel par les personnes qui le vivent, alors voici une petite illustration plus parlante :

Vous vous êtes déjà retrouvée à ouvrir votre placard ou votre frigo, sans avoir faim ? Vous prenez un aliment plaisir sans réfléchir, vous mangez debout, vite. Puis vous cherchez autre chose à vous mettre sous la dent. Vous avez l’impression de fonctionner par automatisme, de ne pas savoir vous contrôler. Vous êtes comme au-dessus de votre corps, vous voyez ce que vous faites, mais impossible de vous arrêter. Lorsque ça devient trop, vous vous arrêtez. Puis là vient la culpabilité, la honte. Vous vous dites « mais pourquoi je n’ai pas su m’arrêter », « je n’ai aucune volonté », « j’ai envie de perdre du poids et je fais n’importe quoi », « c’était la dernière », « je suis vraiment nulle »

Puis le schéma se répète.

Si cette scène vous parle, sachez que vous n’êtes pas seule. Ce que vous vivez, c’est surement ça : grignotage, compulsion, grignotage compulsif… Et bien tout ça se regroupe sous un nom général : alimentation émotionnelle.

Et non, ce n’est ni un manque de volonté, ni un problème de discipline.

Grignotage compulsif, compulsions alimentaires : un mal-être bien réel​

Ce que ça peut vous faire vivre au quotidien : des pensées obsessionnelles autour de la nourriture, la nourriture est présente dans vos pensées en bruit de fond. C’est ce qu’on appelle le « food noise » (traduit en « bruit alimentaire »).

Cela génère chez vous :

  • de la souffrance : « pourquoi je suis comme ça ? »
  • de la culpabilité : « je suis nulle de pas savoir m’arrêter, je fais vraiment n’importe quoi »
  • de la honte : « je suis vraiment une m****, je me dégoûte »
  • de la démotivation : « à quoi bon, je n’arrive pas à me contrôler. J’avais dit que c’était la dernière crise, et j’ai recommencé »

Mais aussi de la colère, de la frustration, de la jalousie… Bref, un mal-être vraiment présent, mais que vous cachez car vous avez honte de ce comportement.

Le problème est réel, douloureux, et urgent : vous avez dû le constater, mais plus le comportement s’installe (grignotage, compulsion), plus on rentre dans le fameux cercle vicieux :

Culpabilité → Restriction → Frustration → Craquage.

Cela ne fait QUE s’empirer, car avec ça augmente : la perte de confiance en soi, une mauvaise image de soi, une baisse d’énergie, la relation au corps s’abîme encore plus. Je veux encore plus perdre du poids, et pourtant j’arrive de moins en moins à contrôler ces compulsions.

D'où viennent le grignotage compulsif et les compulsions alimentaires ?​

Maintenant, d’où vient ce fonctionnement ? Il ne surgit pas de nulle part, et les causes sont souvent multiples.

Déjà, depuis l’enfance, la nourriture est associée au réconfort, à la récompense, au lien social. Il est donc naturel de s’y réfugier quand je suis stressée, en colère, triste, que les émotions sont trop intenses. Surtout qu’en plus de la cause « éducationnelle et sociétale », il y a aussi la cause « physiologique » : le sucre et le gras déclenchent de la dopamine → cela vient activer notre processus de récompense → le cerveau en redemande → cela renforce le comportement. Si en plus, il y a un besoin d’apaiser des émotions, c’est bingo. 

L’autre problème, c’est que la plupart des solutions aujourd’hui proposées s’attaquent aux symptômes : le contenu de l’assiette, mais jamais à la cause : ce qui me pousse à manger comme cela.

La majeure partie du temps (je dirais 95%), en cabinet, je reçois des personnes qui savent ce qu’il « faut manger », mais n’y arrivent pas. Donc travailler sur le contenu de l’assiette ne les aidera pas.

Sauf que ce qu’on leur propose : régime, rééquilibrage alimentaire, comptage de calories sont toutes des injonctions à se contrôler et augmentent la restriction. Or c’est la restriction qui alimente la compulsion.

Résultat : on culpabilise d’un comportement qui a pourtant une fonction (!!!) : apaiser une émotion, apaiser le corps, sans jamais s’attaquer à la cause elle-même.

Comment sortir des compulsions alimentaires : mon accompagnement

C’est exactement pour cette raison que je me suis spécialisée dans l’accompagnement de l’alimentation émotionnelle. Déjà parce qu’à titre personnel, j’ai vécu ce type de comportement pendant de nombreuses années, et je sais quelle souffrance cela peut apporter. En plus de cela, au début de mon activité de naturopathe, je voyais bien en consultation, lorsqu’on abordait la partie alimentation, que beaucoup de mes clientes avaient conscience de ce qu’il « fallait ou pas » manger, mais n’y arrivaient pas. J’arrivais à mettre le doigt sur le comportement, mais je n’étais pas outillée pour l’accompagner. C’était très frustrant pour moi.

Maintenant que je sais l’accompagner, que je comprends les mécanismes cachés, mon approche est bien différente : je cherche la cause (un des fondements principaux de la naturopathie), j’accompagne le comportement alimentaire, avant même d’aborder le contenu de l’assiette, pour désamorcer la compulsion à la racine.

Concrètement, mon accompagnement a permis et permet encore aujourd’hui à mes clientes de :

  • comprendre les mécanismes qui se jouent derrière leur comportement alimentaire, et identifier les déclencheurs de leur grignotage et compulsion
  • sortir du cycle restriction / craquage qui épuise le corps, souvent depuis des années
  • reprendre confiance en elles, en leur capacité à fonctionner main dans la main avec leur corps
  • retrouver une relation apaisée à la nourriture, avec le juste équilibre.

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Si cela vous parle, que vous vous êtes reconnue dans certaines de mes phrases, que vous avez envie profondément de trouver la paix avec tout ça, réservez dès maintenant un appel visio de 15 minutes, pour me parler de votre situation, et poser vos questions sur mon accompagnement.

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